Dallas – Mexique 2008

Acapulco IMG_2395 IMG_2425 IMG_2433 IMG_2492 IMG_2547 IMG_2573 IMG_2577 IMG_2578 Tulum III IMG_2708 Isla Mujeres Retour IMG_2557 IMG_2554 IMG_2556 Nature IIICompte-rendu du voyage de deux petits français au Mexique en été 2008.

« Le Mesquick, on en a une énorme envie !! »

Tout commence en réalité par une fête de la musique manquée le 21 juin 2008 à Paris. Supposé dormir à l’aéroport Charles de Gaules dans la nuit de samedi à dimanche, nous préférons finalement reprendre la navette et trouver un hôtel pour patienter jusqu’aux environ de 9 heures le lendemain matin. Décollage à 11 heures dimanche. Vol sans histoire.

Arrivée à Atlanta. Six heures à attendre, pourvu que ça passe vite. Un food-court, un pianiste, pas mal de militaires, je vais m’assoir à un terminal choisi au hasard. Myriam, moins fatiguée, à l’intention de partir s’acheter quelque chose : à manger, à boire, à lire, à mettre… quelque chose quoi. Elle part, je reste.

Un bon quart d’heure plus tard, la voilà de retour. A ma simple question  » qu’est-ce que tu as acheté ? », je la vois blêmir !! Waouh, qu’a-t-elle acheté de si particulier pour craindre autant ma réaction ?!

« J’ai oublié la pochette aux WC !!! » Me dit-elle en disparaissant aussitôt !!

Là, je comprends mieux le malaise ! Cette pochette ne contenait rien… sauf peut-être l’argent des vacances en liquide ( plus de 3.000 € ! ), nos passeports, nos billets d’avion… Perdre cette pochette, c’était bien sûr renoncer au Mexique, mais aussi passer quelques heures supplémentaire à Atlanta dans des conditions peu agréables et rentrer en France avec un gros trou dans le budget !! Je commence à envisager le pire… qui se confirme lorsque Myriam réapparait en pleurs, en m’annonçant que la pochette n’y était plus ! Elle disparait de nouveau, j’essaie de la suivre, chargé comme une mule, je la perds, je ne sais pas ou elle est, dans quelle WC elle l’a perdu, à qui m’adresser, etc… Je trouve l’endroit, mais je ne peux pas m’approcher de trop près. Malgré le stress, je sais que rentrer dans les WC femmes m’expose à de graves représailles ! Et toujours pas de Myriam. J’arrête une femme de ménage qui sort des WC, je lui explique la situation. C’est bien elle qui a nettoyé cet endroit quelques minutes plus tôt… mais elle n’a rien trouvé. Elle m’envoie à un point accueil : même réponse. Bref, de retour vers les toilettes, je vois Myriam à un guichet Delta Airlines (compagnie avec laquelle on était sensé repartir), toujours en larmes. A première vue, une touriste avait trouvé la pochette, avait ouvert et vu les billets delta et ramener immédiatement l’ensemble au guichet. Un agent l’avait récupérer, mais c’est maintenant lui qui avait disparu !! Bref on se rend au point principal d’information Delta, j’aperçois derrière la file un homme qui semble chercher quelqu’un, dans sa main : notre pochette. Je le rejoins, on discute, il s’assure que je sois la bonne personne et me remet l’ensemble. Il ne manquait rien !!!! Les vacances peuvent reprendre.

Dallas Fort Worth. Accueil par papa et Robert. Il manque le pied de l’appareil photo. Il a dû rater la correspondance à Atlanta… petite réclamation, le pied arrivera quelques jours plus tard.

Séjour à Dallas fantastique. Bien mangé, bien reposé, bien profité de la famille et belle-famille. Excellents restaurants, visite du Dallas World Aquarium, soirée rodéo et un peu de musique. La veille du départ, coup de fil de Floride. Quelqu’un qui a vécut 5 ans à Mexico tient à nous faire quelques recommandations.

« J’espère que vous avez chacun un sac qui se cache sous la chemise pour mettre vos papiers. Ne louez pas de voitures à Mexico, évitez les taxis, ne prenez pas le métro le soir. Si vous pensez prendre le bus prévoyez toujours d’avoir 100 – 150 $ dans vos poches : les bus se font parfois attaquer et il vaut mieux être capable de satisfaire rapidement les agresseurs… » Rassurant ! Surtout que le bus, on va y avoir droit !!

Le lendemain matin, papa nous dépose à la station de bus « Greyhound », près de l’endroit où Kennedy à été assassiné… Ca y est. Avec un mélange de tristesse et d’appréhension, nous sommes sur le point de quitter les Etats-Unis. Je me demande à ce moment là dans quoi est-ce qu’on est en train de s’embarquer !

Jusqu’à la frontière, rien à dire. Plus de 36 heures de voyages, au moins 5 bus différents, chaque nouvel arrêt accentue encore plus le sentiment de dépaysement… je commence à me sentir perdu.

Nous sommes les seuls à ne pas parler mexicain. Le retard s’accumule, première correspondance loupée, on pense avoir  rattrapé le coup en prenant le bus suivant ( après négociation au dernier guichet américain… ou le guichetier ne parlait pas anglais ! )

Un bouchon devant nous, pas de doute, c’est la frontière. Un douanier monte dans notre bus, prononce quelques paroles et redescend. Deux personnes quittent le bus !?! Un autre douanier monte, vérifie tous les passeports, et nous fait savoir que nous avons besoin d’un visa qui nous sera délivré dans un bureau à coté. Nous y allons, rejoignant finalement les deux voyageurs qui nous avaient devancé. Après quelques questions : »vous venez d’où, vous allez où, qu’est-ce que vous allez faire », les douaniers nous souhaitent : « Bienvenue au Mexique… c’est 80 $ ». Aïe !! Un peu cher pour un visa gratuit ! Cette somme n’est mentionnée nulle part, je me demande si elle n’est pas ensuite partagée entre les douaniers… sans doute la première arnaque du séjour ! Nos derniers dollars sont partis à cet instant là, jusqu’à la dernière pièce !

On remonte dans le bus… pour redescendre 20 mètres plus loin, cette fois avec tous les autres voyageurs et les bagages. Il fallait passer les sacs aux rayons X, petite formalité qui n’a pas été des plus rapides ! Une fois nos sacs passés, une douanière nous attend à coté d’un espèce de feu tricolore. Elle nous demande alors quelque chose que je n’ai pas compris tout de suite, contrairement à Myriam : appuyer sur le bouton sur le poteau. Nous étions deux il a fallut appuyer deux fois. Feu vert, elle nous dit de passer !?!? Après déductions de Myriam, le feu rouge aurait signifié :  fouille des valises !

Nous voilà remonté dans le bus pour quelques centaines de kilomètres, jusqu’à la gare de Monterrey. Pendant le trajet, je discute avec un mexicain d’environ 20ans (Albert), entre autre pour savoir pourquoi il a fallut payer le visa. L’un des rares mexicain à parler anglais. Dans la soirée, une halte. Le chauffeur annonce à ceux qui le veulent qu’il est possible d’aller acheter à manger et à boire dans une boutique. C’est Albert se retournant qui nous avait fait traduction. Nous le remercions, envie de rien à ce moment là.

Beaucoup descendent, Albert en fait partie. Et le voilà qui revient, quelques minutes après, avec 2 cannettes de 50cl de thé glacé au miel, une pour Myriam, une pour moi, et deux larges cookies aux amandes pour nous aussi ! Incroyable ! Non seulement c’était très bon, mais c’est surtout le geste qui nous a beaucoup touché !!

Le retard du début n’a finalement pas été sans conséquence. Arrivé à Monterrey, Albert nous confirme que le bus que nous devions prendre était déjà parti depuis bien longtemps, le suivant n’arrivait le lendemain ! Hors de question de dormir sur place. Il faut trouver vite un guichet pour trouver une solution !Albert nous indique le point information, propose de nous aider, mais nous estimons qu’il en a déjà fait beaucoup : inutile de l’embêter plus longtemps !

Problème, personne ne parle anglais ! Comment expliquer notre situation en utilisant mon maigre vocabulaire : « hombre, bebidas, señorita, prosopopeia… » Quelques balbutiements permettent de se rendre compte que les négociations vont être dures ! Arrivée dans sa ville Albert aurait déjà put être rentré chez lui, d’autant qu’il est tard. Mais soucieux de notre situation, il veillait discrètement, jusqu’à revenir encore une fois nous proposer son aide ! Impossible de refuser ! Grâce à lui nous comprenons qu’il n’y a pas d’autres solutions que de modifier notre trajectoire, de prendre une autre compagnie de bus qui nous permette d’arriver à Acapulco sans devoir passer une nuit à la gare. Cela nécessite de payer un complément, en pesos ou en dollars… Mais nous n’avons ni l’un ni l’autre. Sans hésiter, Albert sort de sa poche les 15$ nécessaires. Incroyable ! Nous ne pouvons rien faire de mieux que lui donner un billet de 20€, en espérant qu’il puisse les changer dans la monnaie de son choix, en maigre compensation de tous les services qu’il nous a rendu en si peu de temps !!!

Suite du trajet sans histoire. Beaucoup de pluie, des « tope » (dos d’âne court et haut) très régulièrement qui oblige le bus a être pratiquement à l’arrêt. Traversée chaotique de Mexico City, une circulation très dense, la proximité des bidonvilles,… rien de très positifs jusque là. Enfin, nous prenons notre dernier bus, de loin le plus confortable. Un « repas » nous est servi juste avant la montée, une boisson, des sièges confortables… ca fait du bien.. et nous voilà à Acapulco, il est pas loin de 23h. Etant parti lundi matin à 9h, cela fait donc 38h que notre voyage a commencé !

La station d’Acapulco est étonnamment petite, un taxi nous aborde immédiatement. Un peu méfiant, nous sommes bien obligé d’accepter quand même de monter avec lui. D’ailleurs se promener à pied avec nos sacs n’est pas forcément plus prudent ! Myriam sais à quel hôtel nous devons aller, le chauffeur nous y conduit, après un petit crochet par un distributeur automatique. Menu en espagnol, le distributeur m’a donné l’impression d’être devant un site de casino en ligne !! La troisième tentative a été la bonne, j’ai réussit à retirer de l’argent. Le chauffeur nous amène dans une agence pour réserver nos nuits au Romano Palace. Je n’ai malheureusement pas retirer assez d’argent, je suis obligé de retourner à un autre distributeur. Dix minutes après, je suis de retour, et au moment de payer, je n’en reviens pas : eh oui, je n’ai encore pas retiré assez !

Premier conseil : Si vous voulez perdre bêtement de l’argent, faites comme moi : à l’étranger, retirer de préférences trois fois des petites sommes plutôt qu’une fois une grosse somme !!

Ca y est, nos trois nuits sont réservées, on se rend enfin à l’hôtel. Clefs en poche, les bagages sont montées au 9ème, chambre du fond, face à la mer, magnifique vue sur la baie d’Acapulco, le bruit de la boîte de nuit en bas ne nous empêchera pas de dormir… en tout cas pas cette nuit…

Pour aller à la plage, il suffit de traverser la route. La pente pour accéder à l’eau est très prononcée et vu la force des vagues, celui qui rentre dans l’eau n’est pas sûr de pourvoir en ressortir. Par précaution, on a préféré aller sur une plage un peu plus loin et se baigner sans risque. Un homme arpente la plage, avec plein de bracelet argent dans les mains. Comme  nous sommes presque les seules touristes sur « notre » plage, il ne nous loupe pas, et s’approche. En fait, les bracelets ne sont qu’une façade. Son vrai commerce, c’est « héroïne, cocaïne, morphine… » Il insiste lourdement, ça en devient énervant. Dans la suite du séjour, on le croisera souvent, entre plage et abord de l’hôtel.

En quittant la plage, le gérant d’un bar nous abord, il nous propose une faveur immense. Si on veut acheter des bijoux, il connait un bon coin, on y va en son nom et on bénéficie de tarifs imbattables !! Merci, c’est gentil, une fois m’a suffit !

Il faut maintenant songer a changer notre argent, les euros ne sont pas acceptés. Une banque se situe à 15 minutes de notre hôtel, on apprendra trois jours plus tard qu’a deux pas il y avait un bureau de change à un taux beaucoup plus attractifs !! Il aurait suffit de sortir du bon coté !! Dés le deuxième jour, on achète les cartes postales pour les envoyer rapidement. On trouve aussi quelques premiers souvenirs. Pas grand-chose à dire sur Acapulco, si ce n’est la grande bouteille de Coca juste devant notre chambre d’où des personnes font du saut à l’élastique. Coté nourriture, rien d’extraordinaire, hormis peut être le « 100% natural », une chaîne qui propose de la nourriture saine, et de très bon cocktail.

Pas mal de pluie à Acapulco, et même une rue transformée en ruisseau un jour d’averse !

A l’origine, nous devions quitter Acapulco en bus pour rejoindre Palenque et ses ruines. C’était finalement refaire un long trajet fatiguant dans des conditions que nous avions déjà connu. Pour ne pas perdre une journée et pour économiser une nuit, nous pensions longer la côte sud du Mexique en car, c’est le trajet le plus dangereux, inutile de prendre le risque de se faire attaquer !

Nous optons donc pour l’avion. Un taxi nous amène dans une agence Aviacsa, soit disant les meilleurs, moins chers… Nous faisons la réservation, prêt à payer. Malheureusement, je n’ai que du liquide sur moi. Si on paye ce trajet, ca fait beaucoup de billet qui parte et qu’il faudra retirer de nouveau. Myriam insiste pour que je revienne payer avec la carte bleue un peu plus tard. Sur le chemin du retour, Myriam repère une autre agence de voyage qui propose des billets de la compagnie Aéro Mexico. Retour à l’hôtel, coup d’œil sur internet pour recueillir des témoignages sur Aviacsa… ca va, ils ne sont sur la liste noire mais Myriam n’est pas très confiante. Alors qu’elle part s’allonger à la piscine de l’hôtel, elle me propose de me renseigner dans l’autre agence, dès fois que… et ne retournant pas payer l’autre agence, cela annulerait automatiquement la première réservation. Vingt minutes de marche plus tard, me voilà à l’agence. Je m’approche un gentil jeune homme m’écoute, me propose de  revenir une heure plus tard, lorsque sa chef sera de retour, parce qu’elle seul pourra ma proposer un package bus-avion (pour aller de Acapulco  à Palenque, il faut passer par Mexico, s’arrêter à Villahermosa et prendre le bas jusqu’à Palenque. )

Ca ne m’enchante pas, mais j’accepte de revenir une heure plus tard, le temps de retourner à l’hôtel, et de revenir !!!

Me revoilà donc, une heure plus tard, toujours à pied, et ô surprise, la chef n’est toujours pas là !! La ça commence à m’énerver. Le gars me dit pour éviter de me faire revenir encore une heure plus tard, il peut m’appeler à l’hôtel quand ca chef sera là. Délicate attention après m’avoir fait perdre déjà trop de temps !! J’accepte, mais finalement, j’arrive à convaincre Myriam d’y retourner quand même une heure plus tard. Incompétent comme il était, je n’ose pas imaginer une conversation téléphonique avec lui !!

Et nous revoilà encore une heure plus tard, heureux de devoir refaire le déplacement dans cette maudite agence de voyage !!

Miracle, la chef est là ! Il doit être dans les environs de 17:40. Après avoir réussi à lui faire comprendre nos intentions, on se rend compte qu’on a attendu pour rien parce que la fameuse chef n’a aucun package de disponible, contrairement à ce que m’avait dit son employé. Mais bon, ça peut se rattraper, il y a une promotions exceptionnel sur le trajet Acapulco – Villahermosa par Aéro Mexico (compagnie officielle). Parfait, nous remplissons les papiers, ravi de cette belle économie qui va être faite ! Au moment ou je sors la carte bleue pour payer, madame la chef me demande « Vous payer par carte bleue ? » Haha, comique va ! « Yes, by credit card !! » – »So it will be a little more expensive. I’ll come back »… dit-elle en partant. Il est maintenant 17h55. Et la, six bonnes minutes plus tard, elle revient tout embarrassée : la super promotion s’arrêtait à 18h !!!! J’ai du retenir Myriam pour qu’elle ne commette pas un double homicide !! Minable !! Je crois que c’est le mot. Depuis 14h, je faisais des aller-retour, pour m’entendre dire ça. Pour calmer Myriam, je devais faire semblant de ne pas être énervé… je crois que ça l’énervai encore plus !! Bref, après les avoir chaleureusement félicité pour tous le sérieux dont ils ont su faire preuve, je leur dit que je repasserai le lendemain matin à l’ouverture pour voir si des fois la promotion se ré-ouvrirait. Le gars me propose qu’au lieu de me déplacer, il m’appelle… hahaha !! Bien sûr, je pense qu’il n’aurait jamais appelé ! Je demande don à mon ami à quel heure il vient le matin, il me répond « Pfiou, je viens très tôt : vers 8h30 !! » HAHAHAHAHAHA… ah pardon, il était sérieux !

J’arrive donc à 8h15 à l’agence, pour la 4ème fois, lui arrive à 8h50. Il m’annonce que la promotion n’a pas été reconduite, qu’il ne peut que me proposer le vol de l’après midi avec Aviacsa, au prix normal, je n’ai pas vraiment le choix, j’accepte. Il passe donc un coup de fil, sort et se dirige… dans la première agence où on avait été la veille !!!!

Deuxième conseil. Si comme moi vous voulez perdre du temps : réservez un billet dans un agence, ne le payez pas, et battez vous pour racheter le même billet en passant par une autre agence !

Nous avons enfin nos billets en poche, il est temps d’aller faire les valises, de tourner un peu à Acapulco et de se rendre à l’aéroport pour le début d’après midi.

Notre avant-dernier repas a Acapulco se fera au rythme des mouches éclatés au chiffon sur les tables du restaurant…

Nous avions réservé un taxi pour qu’il nous amène à l’aéroport. Pas de rayon X à Acapulco. Tous les bagages sont fouillés à la main par des agents pendant que vous faites la queue au comptoir. A Mexico, notre escale, il y a des rayons X mon compas en a fait les frais. Nous déplorons sa disparition. Mon taille-crayon à aussi failli nous quitter prématurément. Le vol a été animé par des « Vous êtes sur mon siège ! Non c’est le mien. Eh c’est moi qui est le fauteuil 4D. Vous êtes 7G vous aussi ?… » Pas de problème pour nous… nous sommes seuls sur nos siège !

Arrivée à Villahermosa (« La belle ville ») tard dans la nuit, Myriam a le nom d’un hôtel sans prétention ou le chauffeur de taxi nous conduit. Basique, mais relativement propre. Comme nous sommes fatigué et que nous devons nous lever tôt pour prendre le premier bus en direction de Palenque, nous nous couchons immédiatement. Je commence à me sentir assez mal, sans doute les effets de l’avant-dernier repas d’Acapulco !

C’est repartit pour un trajet en bus. Deux petites heures, si mes souvenirs sont bons. Nous arrivons sans encombres à la station de bus de Palenque. L’hôtel où nous devions séjourner (Chan-Kah Resort) a sans doute été le plus cher du séjour. Très bien noté par les guides, une piscine de 70 mètres de long, au cœur de la jungle, proche des ruines… pas mal d’arguments qui n’ont pas laissé Myriam indifférente ! Moi, c’est le prix qui me refroidissait !! Le chauffeur ne veut pas nous amener au Chan-Kah. « Trop cher ! Pas bon ! » Bien sûr, lui connait un endroit mieux et moins cher qu’il veut nous montrer. Myriam a lu des avis neutres sur l’hôtel que le chauffeur conseille, nous décidons d’aller voir. Route défoncée, plus que 2 chambres double disponibles, mais SANS la clim, une marre à grenouille à la place de la soi-disant piscine. Il fait chaud, la santé n’est plus au rendez-vous, plus d’hésitations, on file au Chan-Kah !

Magnifique hôtel, chambre pleine de charme, décor en parfait harmonie avec la jungle dans laquelle on se trouve, une superbe piscine se fondant à merveille avec le paysage, digne d’Indiana Jones ! L’eau est très chaude, mais j’ai très froid. La première journée à Palenque sera passée à la piscine de l’hôtel. Dans le calme le matin, avec un peu plus de bruit l’après midi. Cinq jeunes mexicains viennent troubler la paix de l’endroit en amenant un lecteur MP3 amplifié ! Comme ils montent progressivement le volume, mon niveau d’agacement augmente aussi, jusqu’à ce que j’explose ! Deux touristes français qui venait d’arriver se tourne alors vers moi et me disent :  » On est complètement d’accord avec vous ! En plus vous avez mis la bonne dose d’agressivité ! » Oups !! Mais je voulais pas être agressif !! C’est EUX qui m’agressent avec leur musique trop forte… alors que je suis malade… et que je veux juste me reposer !!

A l’avenir, il faudra que j’essaie de faire les remarques avec tact à temps, et ne pas attendre d’atteindre ma limite d’agacement !

Palenque – Jour 2 : Nous avons prévu d’aller visiter les ruines mayas de Palenque, à 15 minutes de l’hôtel. Il suffit de sortir sur la route, de marcher un peu et d’arrêter l’un des nombreux « servicio » qui font des allers-retours. Le site est magnifique. De nombreuse ruines perdues dans la végétation luxuriante. Des monticules de terres trop droit pour être « naturel » : on devine facilement qu’il reste énormément de ruines enfouies sous nos pieds ! Pour éviter la foule et les grosses chaleurs, nous sommes arriver dès l’ouverture, à 8h, et nous avons donc la chance de voir la brume s’élever derrière les temples : très beau spectacles pour les yeux !

Avant de rentrer à l’hôtel, nous allons au centre-ville pour réserver un excursion pour le lendemain : Agua Azul, Agua Clara et Misol-ha. Retour à l’hôtel, piscine, douche, dodo. Petit bol de riz pas bon pour Myriam, moi déjà plus de 48h se sont écoulées depuis mon dernier repas mais je n’ai toujours pas faim !! Myriam s’occupe très bien de moi, me donnent les médicaments nécessaires et prévient la réception qu’il va peut être falloir appeler un médecin.

Palenque – Jour 3 : un mini bus vient nous chercher pour la visites des trois sites. En raison des fortes pluies des jours précédents, l’eau au trois endroits n’est pas aussi limpide que d’habitude, mais ca vaut le coup d’œil quand même. Une grande cascade (Misol-Ha), un grand pont suspendu au dessus d’un large fleuve (Agua Clara) et une succession de chutes d’eau plus ou moins forte (Agua Azul). Sur le dernier site on notera les excellentes mangues… mais le repas dégoutant qui suivra ! Pour renouer avec la nourriture, je choisis d’éviter les mets mexicains et commande un hot-dog, Myriam opte pour un plat de poulet. Mon hot-dog sera composé de deux sorte de vieilles éponges qui ont pris l’humidité en guise de pain et de deux saucisses rose fluo aussi « goûtues » que de la pâte à modeler ! La cuisse de poulet de Myriam n’a pas de quoi faire la fière. Il y avait encore la patte, et la majeure partie de la viande était presque noire… jamais vu quelque chose d’aussi repoussant dans une assiette !

La délivrance arrive : le minibus qui nous ramène à l’hôtel. Sans surprise, plongée immédiate dans la piscine, douche, et cette fois repas au restaurant de l’hôtel. Rien de mémorable à se mettre sous la dent, je ne sais même plus si il a été possible de finir nos assiettes, le plus mauvais souvenir du Mexique sera définitivement culinaire. Sur le chemin de la chambre, il y a un pont à traverser, au dessus d’un cours d’eau, et ce soir là, en rentrant : un grognement inquiétant…

Palenque – Jour 4 : Au réveil, le même grognement que la veille nous tire du sommeil ! Vous habillé, on sort avec caméscope et appareil photo, partagé entre l’excitation et la crainte de tomber sur un animal dangereux. Et au bout de quelques minutes de recherches, ils sont là, dans les arbres, pas loin de nous ! Des singes hurleurs ! Pourtant plus petit qu’un chimpanzé, le singe hurleur est capable de produire un son vraiment très puissant. Alors quand ils s’y mettent à plusieurs, c’est vraiment impressionnant. Notre dernier jour à Palenque sera exclusivement composé de bains dans l’eau de la piscine et de séance d’observations des singes hurleurs. L’accueil de l’hôtel nous a appelé un taxi pour retourner à la station d’autobus, direction : Tulum.

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